Actualités de l’année 2014 (dernière partie)

Nous mentionnons déjà dans l’introduction d’un précédent article « Actualités de l’année 2014 (première partie) » que les nouvelles de l’année écoulée ne sont pas qu’heureuses. Pire, il en a dont les conséquences se poursuivront bien des années encore. Quelques unes parmi elles rassemblées sous l’intitulé les Cinq flops de 2014 ont particulièrement retenu notre attention. Elles concernent presque tous les continents et traitent de différents sujets, de la santé publique, de la percée du Djihadisme dans le monde, de crashs aériens et bien d’autres encore.

1- Ebola en 2014. Qu’il soit finalement annoncé la réouverture prochaine des écoles fermées depuis le mois d’août 2014 au Libéria est une excellente nouvelle. Mais entre temps le virus de la fièvre hémorragique, Ebola s’y est installé et a eu le temps de fragiliser davantage ce pays déjà pauvre tout comme deux de ses voisins, la Guinée et la Sierra Léone. L’Afrique une fois encore s’est affreusement distinguée par la gestion hasardeuse de cette épidémie dont les décès sont estimés à 8.400 pour environ 22.000 personnes infectées. Le virus s’est même exporté hors du continent engendrant une psychose indescriptible en Occident notamment aux Etats-Unis d’Amérique. Ebola qui aura été finalement le sujet le plus traité en 2014 dans la presse du continent noir continue son funeste parcours alors qu’il suffit d’une volonté politique et d’une petite dose d’organisation pour contenir cette nouvelle catastrophe qui met à rude épreuve l’économie sous régionale ouest-africaine. Forcément, l’Afrique se doit de tirer des leçons de la mauvaise gestion de cette épidémie si elle veut éviter que son émergence économique encore frémissante soit définitivement plombée. #Ebola_fatal

2- Depuis avril passé qu’il rempile pour un quatrième mandat successif à la tête de l’Algérie, il n’y a plus de doute que Boutéflika est un grand malade qui s’ignore et cela fait de la peine. Ceci d’autant plus que son entourage aurait pu lui épargner ces images affligeantes d’un président affaibli par la maladie et incapable même de s’exprimer de façon audible. Depuis quelques années déjà les seules nouvelles de Boutéflika qui parviennent à la presse sont ses incessantes évacuations sanitaires dans l’hexagone où il séjourne vraisemblablement encore. Il a pu être un bon dirigeant pour son parti et ses soutiens et peut être aussi pour le peuple algérien, raison de plus qu’on lui offre une bonne retraite méritée et éviter cette dérision continue pour le continent africain, mais personne n’est indéfiniment indispensable. Le Pape Bénoît XVI s’est retiré des affaires et en Espagne le Roi Carlos a abdiqué. Pourquoi pas Boutéflika? Prompt rétablissement tout de même à toi Monsieur le président. #Boutéflika_acte_4

3- Le conflit en Ukraine opposant Kiev aux séparatistes s’est au fil du temps enlisé avec le fort soutien que ces derniers reçoivent du géant voisin russe. C’est peu dire de Poutine qu’il est le seigneur de la guerre dans ce conflit entre ukrainiens. En effet, fin 2013, « l’homme fort du Kremlin » occupé par l’organisation et la réussite des jeux d’hiver de Sokle City a minimisé la portée de l’insurrection de la place de Maïdan qui finira par emporter son protégé l’ex-président ukrainien, Viktor Yanukovic. Mais très vite, celui-ci va reprendre la main pour finalement s’imposer dans le difficile règlement de la division des « frères ennemis » dont l’issue peine encore à se dessiner clairement. Qu’on ne se le cache pas, c’est la « guerre froide » qui petit à petit se réchauffe par les velléités de M. Poutine de reconstruire la grande Union Soviétique, à une époque où la puissance d’une nation est davantage fondée sur son poids économique que sur le nombre de têtes nucléaires dont elle dispose. Malheureusement, en Crimée et ailleurs dans les zones séparatistes, ce sont des populations civiles désemparées qui font les frais de ce choix géopolitique de Moscou. #Poutine_vs_Ukraine

4- Il y a de quoi s’indigner car #Bring_back_our_children fièrement arboré un moment au cours de l’année 2014 par certaines personnalités du monde dont l’actuelle First Lady, Michelle Obama n’a pu juste avoir été un effet de mode. Malheureusement les réalités jusqu’à présent le font croire, Boko Haram détenant encore plus de 200 jeunes filles kidnappées en avril passé dans le lycée de Chibok au Nigéria. Depuis cet évènement qui a marqué les esprits, le groupe islamiste continue d’enlever régulièrement des dizaines d’enfants, de femmes et d’hommes qui exécutent les tâches de la vie quotidiennes dans ses camps ou montent en première ligne de son combat. Loin de trouver déjà une issue à cet épineux problème, le monde a assisté impuissant à la percée spectaculaire de l’Etat Islamique (EI) en Irak perpètre des exactions inouïes sur les populations civiles. Libye, Algérie, Irak, Canada, Australie, partout sur la planète, les Djihadistes ont le vent en poupe démontrant les limites de la stratégie de guerre contre « l’axe du mal » initiée après le 11 septembre 2001 par Georges Walter Bush. Parallèlement, on feint de ne pas réaliser que la misère des populations dans les Etats pauvres, fragiles et non démocratiques fait aussi le lit du Djihadisme. #Djihad_ou_terrorisme ?

5- Il n’y a plus de doute, le danger peut venir de partout et même du ciel. En tout cas avec quatre crashs d’avion et des milliers de victimes qu’ils ont occasionnés en 2014, le ciel comme moyen de transport est devenu subitement moins sûr. Le comble est que dans la plus part des accidents, les causes restent à être élucidées afin de tirer des conclusions qui s’imposent. L’Asie a payé la plus lourde tribu avec trois crashs et aurait bien aimé se passer d’un macabre « Jamais 2 sans 3 ». Toutefois le crash le plus révoltant de l’année écoulée reste l’avion civil de la compagnie Malaysia Airline abattu au-dessus de la zone de conflit entre Ukraine et les séparatistes pro-russes. S’il est établi que l’appareil a été touché par des projectiles qui ont causé sa désintégration tuant par la même occasion près de 300 passagers innocents, les belligérants continuent par se renvoyer la responsabilité du lancement du missile incriminé. On en était encore aux enquêtes quand le français Christophe de Margerie, PDG de Total périt dans un accident d’avion le 21 octobre 2014. Depuis peut-être la pulvérisation des « Tours Jumelles » en 2001, il ne faut pas attendre de vivre pire année pour les compagnies aériennes emploient à juste titre l’expression « le ciel leur est tombé sur la tête ». #Crash_aérien

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